The Empty House


Storm
novembre 4, 2007, 5:59
Filed under: Art, Humeur | Étiquettes: , ,

Storm, nov 2007

Publicités


Internet Culture
septembre 10, 2007, 9:02
Filed under: Art, Humeur

Je me suis amusée un peu, voici le résultat : « Internet Culture ». J’ai repris les petits nuages d’une compagnie aérienne low-cost pour fabriquer mon image.

Internet Culture



Récipient
août 5, 2007, 9:32
Filed under: Art, Humeur

Canovas, Paisaje sin Historia, 1997

L’Art est un récipient où nous déversons nos peurs, nos angoisses, nos espoirs.



Anatomie II
juin 30, 2007, 6:02
Filed under: Art, Blog

oups2

J’ai vu le corps humain,

Comment s’emboîtent les membres

Articulations et congruences

Nulle trace de l’âme cependant



Anatomie
juin 28, 2007, 3:19
Filed under: Art, Blog

Oups…



Cremaster 3
mai 26, 2007, 1:17
Filed under: Art

Matthew Barney, pour un samedi de méditation. Si vous avez d’éventuelles interprétations…



Heraclito
mai 25, 2007, 11:50
Filed under: Art

Il y a quelques temps, je suis allée visiter le musée des Beaux Arts de Valencia. Il se trouve au fond du parc « Viveros », près du « rio seco » (le rio seco est le lit de la rivière Turia, assèché il y a quelques années à cause des inondations, et transformé en un jardin public de plusieurs kilomètres de long). Le parc de Viveros est très beau, et très calme, de longues allées sablonneuses serpentent entre les fontaines et les charmilles,avec une touche de décoration du début XXème. Avec un peu d’imagination, on peut même se représenter les élégantes qui allaient s’y promener le dimanche avec leurs robes larges et leurs bottines neuves, aux bras d’hommes en costume, dûment chapeautés.
Avant d’arriver au musée lui-même, il faut traverser une exposition bizarre de voutes et de colonnes brisées, posées à même le sol, une sorte de grand débarras de l’histoire, que l’on a probablement jeté là faute de place.
L’entrée est gratuite. Comme l’on peut s’y attendre, les arts sont bien logés, dans un bâtiment d’époque rénové. Dommage que ce jour-là, j’aie oublié mon appareil photo. Tant pis, il vous faudra imaginer un peu. Un cloître, d’abord, aux murs rouges, où sont exposées des écritures latines et d’autres du Moyen-Age. On peut y lire, qu’il y a des siècles, un consul est mort.
Ensuite, on monte un escalier, et on arrive aux salles qui exposent des toiles et du mobilier.
C’est un musée typique de villes moyennement grandes, la collection bien sur n’est pas très riche (n’est pas le Prado qui veut), les premières salles sont décevantes. Des peintures minables, quelques paysages intéressants, un train qui fonce dans la nuit.
Mais le musée me réserve une surprise. Déjà, il est beaucoup plus grand que je ne le pensais.
Il y a un couloir central, et de chaque côté se répartissent des pièces lumineuses et de couleurs variées. Je passe rapidement sur les traditionnelles peintures religieuses, et les bouquets de fleurs qui ont dû paraitre délectables à l’époque où ils ont été peints, mais qui aujourd’hui sont terriblement surannés.Je passe une salle, puis une autre, puis au fond d’une d’entre elles, je rencontre un tableau sublime.

Heraclito

Il s’agit d' »Heraclito« , de Jose de Ribera. Et pour un moment, tout s’arrête, il n’y a plus que moi et ce vieil homme, l’air à la fois digne et désespéré, qui serre ses livres contre lui et qui me regarde. C’est un regard troublant de vérité et d’humanité. Il est homme avant d’être Héraclite, représenté sans fioritures, avec son visage fatigué, au soir de sa vie.
Je reste un long moment à contempler cette oeuvre, je m’en vais, puis je reviens encore une fois. Plus rien d’autre n’arrivera à attirer mon attention. Ce tableau a touché quelque chose en moi. Et lorsque je suis sortie du musée, j’étais déjà quelqu’un d’autre.

« Rien n’est permanent, sauf le changement » (Héraclite)