The Empty House


La République Tchèque à la recherche…
janvier 31, 2008, 11:17
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…de ses stars. De grands moments de solitude, ou de rigolade, c’est selon!

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« Hygiène » sociale
janvier 28, 2008, 10:15
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Quand je vous le disais qu‘on revenait lentement au XIXeme– il n’y a pas si longtemps que cela…
Après la reprise réchauffée de Guizot (le fameux travailler plus pour gagner plus) qui balançait en son temps un narquois « enrichissez-vous » aux ouvriers qui crevaient la dalle, voici le retour
des principes « hygiéniques » appliques à la Ville. On avait vu le mobilier urbain « anti SDF » (bancs légèrement inclinés, piques etc..)
Maintenant, c’est à la Police de se prononcer sur la façon dont l’aménagement urbain doit être réalisé, dans les banlieues, pour « éviter la délinquance ». En fait surtout pour s’assurer un contrôle sans limite sur des populations étiquetées « dangereuses ».
Extraits choisis de l’article du Monde :

« Lors des émeutes, on fait face à des jets de projectiles venant des immeubles. On défend donc la suppression des toits plats, qui permettent le stockage des pierres et la circulation d’un immeuble à un autre, pour préférer des toits pentus », souligne M. Tireloque. Le même raisonnement vaut pour les passerelles surplombant les routes, comme à Evry : l’intérieur suggère de les supprimer, surtout « si elles présentent un risque de détournement d’usage (squat, racket) ou de sécurité pour les services de police ou de secours (jets de projectiles) ».


« La police entend aussi éviter les constructions gênant son travail quotidien. « Sur les parkings extérieurs ont été installés des dispositifs empêchant l’installation des gens du voyage. Mais dans certains cas, cela interdit aussi le passage des cars de police », relève M. Tireloque. Les quartiers où la circulation des véhicules de police est impossible, comme celui de la Grande-Borne, à Grigny (Essonne), sont proscrits par le ministère. »

Ce dernier exemple ne manque pas de piquant. Il serait impensable de faire circuler les policiers en vélo??
Il serait tellement plus sur de faire également des bâtiments transparents, pour que tout à chacun puisse surveiller ses voisins, au cas où ils prépareraient une émeute, d’allumer les lampadaires en plein jour pour être bien sur que les caméras ne ratent pas le moindre « indice » d’activité criminelle, ou pourquoi ne pas simplement supprimer toute intimité? Au moins on sera parfaitement certains que rien n’arrivera!
Puisque l’Etat est incapable de s’attaquer aux vraies causes de la délinquance, autant s’en prendre collectivement aux habitants des quartiers, qui de toute façon ne pourront pas se défendre. Cela ne coutera pas grand chose, et électoralement, ça peut rapporter gros.



Nocturne X
janvier 27, 2008, 8:22
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Pour les épisodes précédents, entrez Nocturne dans le moteur de recherche

Un long silence s’installa. Elle restait là, sans rien dire, me jetant de temps à autre des regards que j’esquivais tant bien que mal. Ma gorge se serra, et je ne puis lui dire les quelques mots, les simples paroles qu’elle aurait voulu entendre. Avec elle pourtant, le monde m’avait paru si large, mais ce n’était qu’un jeux de miroirs. Nous nous reflétions l’un à l’autre une image qui nous plaisait, mais il nous avait suffit de faire un pas pour nous retrouver face à face. J’avaisi vu ses secrets, ses mensonges, son habitude de faire comme si nous avions le même age, comme si tout était terriblement amusant. Je n’en voulais plus, je n’en pouvais plus.
Je lui tournai le dos, les yeux brulants. Je l’entendis se lever, murmurer quelques mots, avant de quitter la pièce en claquant la porte.
Je fixai la chaise ou elle s’était assise un long moment, puis las d’être immobile, je déambulai devant la fenêtre.
La nuit était tombée depuis peu, et je savais déjà que je ne dormirais pas. l’Arche et Andrea, toutes deux si imbriquées, d’une manière qui m’échappait, se succédaient l’une à l’autre, accaparant ma raison, mon esprit.
Je m’allongeai sur le lit, fixant l’écran au plafond. Je l’allumais ; rien ne me faisait plus envie pour cette soirée qu’un coma blanc d’images et de sons.
Il y eut une pluie de météores, des étoiles qui explosent en supernovae, la Terre des origines. Il y eut les volcans, les mers bouillantes. Puis défilant de plus en plus vite, les jungles premières, les animaux étranges, les hommes. Les cites anciennes, chargées d’ans et de poussière. Les siècles les uns après les autres, avec leurs guerres et leurs famines, les maladies, les génocides.
Puis la Ville apparut, immaculée, parée de rubans dans un matin de cristal. La Ville était la réalisation de l’Homme par l »Homme, son accomplissement, dit une voix désincarnée.
Les images de villes moindres apparurent, puis Landworth T, avec sa plantation d’arbres exotiques. Enfin les TAZ, au Sud, que nous occupions depuis plus de vingt ans.
Un homme de la Ville arrivait, dans un avion marque du sigle. Les enfants l’accueillaient en chantant, il leur distribuait un peu d’argent et des sucreries. Aux parents, il apportait des caisses remplies de nourriture. Un père le remerciait, les larmes aux yeux ; gros plan sur les yeux.
J’éteignis l’écran.
Depuis quelques temps, plus rien de nouveau n’est jamais annonce, mis à part les publicités tonitruantes de l’Arche. L’idée s’est installée que l’ordre établi est immuable et satisfait tout le monde. Ce qui se passe dans d’autres villes ne nous intéresse plus, gaves d’images rassurantes, vivant comme des parasites, en exploitant des richesses qui ne nous appartiennent pas, nous Habitants de la Ville n’avons pas besoin nous préoccuper de ce qui se passe au dehors. Et l’on nous fait savoir que cela ne nous concerne en rien.

Annette Messager, Trophées, 1986-1987


ADN
janvier 19, 2008, 9:58
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Un fait d’apparence banale, mais qui ne l’est pas : Une élue des Verts va devoir donner son ADN pour avoir contribue à l’arrachage de plants de mais transgéniques. Si elle ne s’y soumet pas, elle est passible d’un an de prison ferme et de 15,000 euros d’amende.
Lors de l’établissement du fichier des empreintes génétiques en 2001, on nous avait fait valoir qu’il allait protéger les victimes de crimes affreux et empêcher la récidive. A l’époque, on y incluait que les coupables de viol ou d’agression sexuelle, surfant sur l’émotion et sur la peur causée par des faits divers sordides hautement médiatisés.
Mais peu à peu, alors que l’opinion publique, vraisemblablement, regardait ailleurs, le gouvernements Jospin puis Raffarin l’ont élargi à toutes sorte de délits. C’est la loi dite « de sécurité » :

1º Les infractions de nature sexuelle visées à l’article 706-47 ;
2º Les crimes contre l’humanité et les crimes et délits d’atteintes volontaires à la vie de la personne, de torture et actes de barbarie, de violences volontaires, de menaces d’atteintes aux personnes, de trafic de stupéfiants, d’atteintes aux libertés de la personne, de traite des êtres humains, de proxénétisme, d’exploitation de la mendicité et de mise en péril des mineurs.
3º Les crimes et délits de vols, d’extorsions, d’escroqueries, de destructions, de dégradations, de détériorations et de menaces d’atteintes aux biens.
4º Les atteintes aux intérêts fondamentaux de la nation, les actes de terrorisme, la fausse monnaie et l’association de malfaiteurs
5º Les crimes et délits prévus par l’article 2 de la loi du 24 mai 1834 sur les détenteurs d’armes ou de munitions de guerre, l’article 3 de la loi du 19 juin 1871 qui abroge le décret du 4 septembre 1870 sur la fabrication des armes de guerre et les articles 24 à 35 du décret du 18 avril 1939 fixant le régime des matériels de guerre, armes et munitions ;
6º Les infractions de recel ou de blanchiment du produit de l’une des infractions mentionnées aux 1º à 5º

Il y a fort à parier que la liste va s’allonger de plus en plus. Et bientôt, une large partie des citoyens français y sera inclue, puisqu’il suffit d’assister de prêt ou de loin à un délit, si minime soit-il pour être fiché. La présence d’ADN prenant dernièrement la valeur de « preuve ultime », on a plus qu’à croiser les doigts pour que personne d’entre nous ou de nos proches ne se retrouve par malchance sur le lieu d’un crime.



Souvenir
janvier 16, 2008, 11:26
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Paradis artificiels
janvier 16, 2008, 12:21
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Aux États-Unis, et bientôt en Europe, on pourra manger des animaux clonés. Un progrès dont on ne peut pas manquer de se réjouir. Les poulets, porcs etc…en plus d’être gavés toutes leur vie de substances douteuses, seront en plus tous rigoureusement identiques. Il ne reste plus qu’à modifier un peu leurs gènes, pour les faire mieux coïncider avec la taille de leur cage.
La recherche du toujours plus- de profit- conduit à des monstruosités.
On crée pour nous un univers plus déconnectés de la réalité, de plus éloignés du sens. Et pour mieux remplir des esprits déjà exsangues, le clinquant et la dorure de nouveaux paradis artificiels.

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Valencia, 2007



Du respect de la loi
janvier 14, 2008, 9:29
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François Fillon, tel un étudiant studieux, a déjà bien intériorisé le système de notation voulu par le Président. C’est ainsi qu’aujourd’hui il déclare :

« Le nombre de reconduites à la frontière réalisées en 2007 est proche de l’objectif de 25.000. L’objectif pour 2008 sera au moins équivalent »

On veut du chiffre, on en aura. Je me désole de ne lire ces derniers temps, a propos des expulsions d’immigrés des réactions du type « la loi doit être appliquée ». Bien que d’accord avec le principe du respect de la loi, que la loi, votée par le Parlement s’impose a tous, je m’étonne de voir autant de commentaires de gens droits dans leurs bottes. En voila une France comme on ne l’avait pas vue depuis longtemps.
Il est bon de se soumettre a la loi, mais que faire si celle ci devient aberrante, voire criminelle? Faut-il toujours se plier sans rien dire, ou au contraire, profiter du peu de liberté d’expression qu’il nous reste pour la dénoncer?
Une loi qui enferme des êtres humains dans le désespoir, qui les parque dans des « centres de rétention » comme du bétail, qui déchire des familles et brise des vies, comment pourrait-elle jamais se justifier… ?