The Empty House


Le Peril Jeune
novembre 13, 2007, 11:12
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Pour ceux qui n’ont pas suivi, Finkielkraut, c’est un “polémiste”, mais toujours dans le bons sens.
Prenons la reforme des universités par exemple, qu’il défend avec courage. Voici qu’il dénonce- c’est son droit- la grève et le blocage des facs, et les grévistes, ce “danger pour la République”, rien que cela. Il fait mine de ne pas comprendre pourquoi une partie des étudiants s’opposent a l’introduction de fonds prives. Pourquoi refusent-ils d’écouter le bon samaritain Pecresse,et pourquoi se complaisent-ils donc dans l’infâme “clochardisation” de leurs universités- si ce n’est pas bêtise absolue? En voila un argument qui va convaincre.
Il cite en comparaison les universités américaines prestigieuses, des “havres” de paix et de bonheur, modèle que les étudiants français s’obstine a refuser. On compare la deux systèmes qui sont complètement différents. D’un cote l’université américaine, massivement financée par les fonds privés- dont une bonne partie proviennent les parents des étudiants, compter le prix d’une petite maison pour 4 années d’études- et d’entreprises, très souvent au travers de fondations, ou encore des personnes particulières fortunées, anciens élèves la plupart du temps. et qui trouvent par le biais du financement le moyen de perpétuer une sorte de prestige du a l’ancienneté et aux traditions perpétuées par chaque établissement.Les universités y sont des institutions, viscéralement indépendantes.
De l’autre le système français, finance par l’État, qui manque de moyens, mais qui assure tant bien que mal sa mission. Le recours aux financements prives propose tel que propose la loi ne donne aucune garantie sur les modalités selon lesquelles les fonds prives seront distribues.
Les universités, en manque cruel de moyens, sont dans une position de faiblesse : comment refuser d’importantes sommes d’argent pour financer tel ou tel secteur d’études, même si c’est au détriment des autres. La crainte de voir émerger des formations “rentables” et d’autres pas est bien a l’ordre du jour. Il ne faut pas rêver, nos industriels ne se transformeront pas des demain en mécènes au porte monnaie ouvert.
Les étudiants qui se révoltent contre une réforme ce n’est pas la première fois que cela se voit, surtout lorsque l’on voit la teneur des “réformes”(= toujours moins de moyens financiers et humains) ces dernières années.
Mais cette fois, la messe est dite, qu’on leur envoie donc les matraques et les gaz lacrymogènes. Et les intellectuels qui vont avec.