Classé dans : Actualite, Politique | Mots-clefs: CNE, OIT, Politique, Travail
Le CNE, genialissime idée du gouvernement Villepin, est sur le point d’être abandonné par les patrons eux-mêmes. Pourtant, ce nouveau contrat “révolutionnaire” pour les petites entreprises-deux ans de période d’essai, licenciement possible dans ce délai sans avoir à fournir de motif- on l’aurait presque cru sorti des discours ultra-libéraux de Laurence Parisot.
Et pourtant, si l’on fait le compte, les entreprises ont relativement peu utilisé le CNE. Sur les 440,000 CNE signés entre 2005 et 2006, seuls 10 pour cent correspondent véritablement à de nouvelles embauches non prévues. La grande majorité des patrons interroges ont déclaré que avec ou sans le CNE, ils s’apprêtaient à embaucher de toute façon -Voir ici. Au total, seuls 35,000 emplois nouveaux auraient été crées, un peu juste pour une mesure qui devait booster l’économie.
Voila de quoi donner l’estocade à ce contrat bancal, déjà largement désavoué par les prud’hommes : l’organisation international du travail (agence tripartite de L’ONU) s’apprête à le condamner officiellement : l’absence de motif fourni lors du licenciement est contraire à sa constitution. On remarque au passage l’opportunité pour le Medef de renoncer à un contrat qui sera de toute façon bientôt inapplicable- puisque non conforme à un traité international que la France a signé …
2 commentaires jusqu'à présent
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Ça vous fera ça de moins de larmes à verser
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Commentaire par Fredesk le géographe octobre 28, 2007 @ 11:23@ fredesk
Il nous reste malheureusement d’autres raisons… pas de pleurer mais de faire quelque chose de notre liberte d’expression, tant qu’on peut encore en profiter !
Commentaire par lamaisonvide octobre 29, 2007 @ 10:52