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Mouvement latéral : je passe à l’Est. Deux ou trois jours d’absence le temps de me poser en République Tchèque.
Aujourd’hui, le président de la République a présenté son programme économique devant des representants du Medef.
En même temps, on peut comprendre qu’il n’aie pas choisi en cette occasion un parterre de syndicalistes ou de journalistes faisant correctement leur metier. Ce fut en effet une réunion entre gens de bonne compagnie, le tout baigna dans un doux consensus, entretenu par les délicates attentions de Nicolas. Il a déclaré son béguin aux entrepreneurs, qui l’ont manifestement écouté avec ravissement : à en croire les déclarations enthousiastes des participants à la sortie, le discours fut même emballant.
Pour le contenu, pas de surprise, au contraire, que du déjà-vu : le small business act qui vient des USA-mesure protectionniste-, des crédits d’impôts, la fin des 35 heures et la rupture d’avec:
[…) l’idéologie de la fin du travail, avec cette idée fausse que pour donner du travail à tout le monde, il faut partager le travail, avec cette politique de dévalorisation du travail qui depuis trente ans s’efforce par tous les moyens d’empêcher les Français de travailler”.
Dans ces trente ans, il doit forcement compter les années où l’UMP était aux commandes de l’Etat…? Chirac doit apprecier. C’est la magie de l’effet Sarkozy, nous faire croire qu’il sort de nulle part alors qu’il officie en politque depuis une trentaine d’années, et que comme chacun sait, il a été membre du gouvernement précédent.
Il va faire baisser les prix, déclare-t-il également; ce à quoi les responsable de la grande distribution ont d’ailleurs opposé une fin de non recevoir. Il leur a déjà forcé la main en 2004, et les accords signés à cette epoque, concernant une baisse des prix de 2%, n’ont été que très partiellement appliqués.
Enfin, des économies, là aussi, une idée qui n’a rien de revolutionnaire : ne pas remplacer les fonctionnaires qui partent a la retraite, sans réflexion, comme toujours d’ailleurs, sur les services où il serait plus opportun de supprimer des postes que d’autres.
Il ne manquait plus que le traditionnel allègement de charges, pour qu’on se soit cru encore sous Chirac…zzzzzz
Pour mémoire, les Gracques c’est un groupe d’intellectuels- anciens membres de cabinets de gauche-dont le but est de rapprocher le PS et le Modem de François Bayrou. Ce furent également deux réformateurs de la Rome Antique-Tiberius Gracchus et Caius Gracchus-, au 2eme siècle avant notre ère, qui avaient entrepris de redistribuer les terres publiques en faveur de la plèbe, avec saisies a la clé, une sorte de “collectivisation” avant l’heure. Leur projet n’a pas plu aux patriciens qui en possédaient la majorité, et ils se sont fait assassiner.
Je me demande s’ils ont choisi cette référence antique par rapport a l’idée de reforme, ou sur le cote plus ou moins “gauchisant” de la chose. Si l’on voulait ricaner un peu, on pourrait aussi dire que leur tentative , comme l’autre, est vouée a l’échec.
Si l’on voulait rapprocher le PS et le Modem, il faudrait avaler nombre de couleuvres qui se cachent sous le discours apparemment bonhomme et “de bon sens” de l’homme des Pyrénées.
Ex dans ses propositions. Rendre l’apprentissage de la “loi” a l’école, la détaxation des heures supplémentaires- tiens j’ai déjà eu l’impression de voir ça quelque part-, exonération des droits de succession etc…
Noter au passage le ton de “bonne volonté” cul-cul : le racisme c’est mal, la guerre c’est pas bien, il faut sauver les retraites ; et la langue de bois : “il faut refonder notre politique culturelle”.
En plus d’une alliance qui ne serait pas très rentable (voir le score du Modem aux élections législatives), il s’agirait d’une véritable bourde sur le plan politique- comme celle de Segolene Royal a la veille du second tour-. La gauche à mon sens, doit demeurer la gauche, elle ne doit pas s’enliser dans le conservatisme mou a la Bayrou, pour finalement devenir une droite bis édulcorée.
César se fit proclamer roi et dieu, une autre source d’inspiration venue de l’Antiquité?
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Je tente de survivre dans l’hiver breton ( 2o degres maximum, a comparer aux 4o de Valencia), et du fond de ma couette- telle une journaliste de TF1, je sais prendre des risques-, je vous livre mes premières réflexions :
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* Les gens parlent d’une manière étrange- ca me le fait chaque fois que je reviens- et ils ne s’engueulent même pas dans la rue
* Les rues sont vides a 1h du matin!
* Plus de feux d’artifices tous les jours en pleine journée
* Finie la sangria, retour au cidre
* La tenue règlementaire du touriste : t-shirt a rayures bleues et blanches et imper jaune
* le soleil n’apparait qu’une fois par an ce qui donne lieu a d’immenses réjouissances populaires
*Le prix des consommations – sur le port de Vannes- empêche surement l’homme celte de se desalterer apres des heures de chasse au bigorneau.
* Froid
*Re-froid
* Nous n’avons pas ete épargnes par le président de la République qui est venu se faire applaudir a un enterrement!
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Ce soir c’est ma dernière nuit a Valencia….comme ceux qui ont suivi le savent deja, je rentre a Prague debut septembre, en faisant tout de même un petit détour par la Bretagne!
Je serai absente de ce blog une petite semaine environ, mais revenez en masse, je vous raconterai mes premières impressions de retour au pays!
Classé dans : Histoire
En 1968, la guerre fait rage au sud Vietnam. Les États-Unis, se sont largement impliqués dans le conflit opposant le Nord Vietnam communiste, sous le commandement d’Ho Chi Min, au Sud, présidé,dans un premier temps par Ngo Dinh Diem, un fervent anti-communiste, choisi par le gouvernement américain pour prendre la tête du pays, et soutenu par l’armée américaine. Le Sud est en proie à une grande instabilité, aggravée par l’assassinat de Diem en 1963. Les milices Viet Cong, financées et équipées par des sympathisants communistes et par l’armée du Nord, mènent une intense guérilla pour renverser le régime.
En 1964, rompant avec la politique de non intervention-et de défense- de ses prédécesseurs, et après des attaques essuyées par des navires américains, Lyndon Johnson fait voter la résolution du golfe du Tonkin, qui autorise le président à mener des opérations militaires sans déclarer la guerre. Une guerre qui ne dit pas son nom, en quelque sorte. L’opinion publique soutient dans un premier temps cette intervention, croyant à une victoire rapide. Les citoyens sont également persuadés que la guerre au Vietnam s’inscrit dans un lutte plus globale contre le communisme.
Le nombre des soldats présents sur le terrain augmente rapidement pour atteindre environ 550,000 en 1969, contre environ 70,000 insurgés Viet Cong. Ils ont toutes les difficultés pour contrer ces ennemis mobiles et largement soutenus par la population. Les bombardements intensifs qui frappent au hasard les civils accentue l’hostilité contre les américains.
En ce jour de mars 1968, les soldats de la “Charlie’s Company” sont partagés entre tristesse et envie de vengeance . La veille, l’un des leurs a été tué, quelques autres blessés, en sautant sur une mine artisanale. Après le service religieux, le capitaine Medina leur a désigné une nouvelle cible, le village de My Lai. Il leur assure que les femmes et les enfants auront quitte les lieux, et qu’ils auront seulement l’ennemi à combattre, des huttes à dynamiter ou à brûler. Des objectifs clairs, qui ne sont en fait que des mensonges destinés à remonter le moral des troupes.
Les soldats de la compagnie sont des conscrits pour la plupart, très jeunes, et mal formés. Ils n’ont tenu aucun compte de la formation “express” de deux heures qu’ils ont reçu sur la Convention de Genève et les droits des prisonniers; en règle générale, les soldats avaient d’ailleurs peu de respect envers les populations locales.Avant My Lai, nombre d’entre eux avaient deja commis de nombreuses exactions, restées impunies, dans des villages : viols, meurtres étaient monnaie courante. Le matin du 16 mars, ils vont perpétrer un massacre odieux.
A 8 heures du matin, les soldats de la compagnie “C” pénètrent dans le village, peu après, les premières victimes tombent; des hommes âgés sont attaques à coups de baionnette. Deux heures passent et les victimes s’accumulent, dans le chaos. Une centaine de vieillards, de femmes et d’enfants se réfugient dans un fossé, ils seront impitoyablement assassinés.
A midi, il ne reste plus rien du village de My Lai. Sur ses 700 habitants, 500 ont été tués.
Il faudra un an pour que le public prenne enfin connaissance de cette atrocité. Les clichés du photographe de guerre Ronald Haeberle-présent sur les lieux-, publiées dans Life provoquent un immense scandale.
L’armée, forcée d’enquêter sous la pression populaire, recueille des milliers des pages de témoignages, provenant de centaines de témoins. Cependant, seulement deux hommes seront jugés pour les faits, le capitaine Medina, et le Lieutenant Calley, qui avait ordonné que l’on tire sur les civils dans le fossé.
Au terme d’un procès confus, Medina sera acquitté. Calley lui sera condamné à la prison a vie, avant d’être libéré par le président Nixon.
Pour avoir une idée de la monstrueuse irrationalité dans laquelle avaient basculé les soldats, voici un extrait du procès de Calley. Il s’agit de l’interrogatoire d’un des témoins, ayant participé au massacre, mais non inquiété car ayant quitté l’armée depuis-
Q: What were the children in the ditch doing?
A: I don’t know.
Q: Were the babies in their mother’s arms?
A: I guess so.
Q: And the babies moved to attack?
A: I expected at any moment they were about to make a counterbalance.
Q: Had they made any move to attack?
A: No.
A la suite de l’immense émotion provoquée par le crime, la majorité de la population américaine s’opposera à la poursuite de la guerre. L’armée par la suite adopta le mot d’ordre suivant : No more My Lais… A méditer.
sources :
Wikipedia
law.umkc.edu
vietnamwar.com
A Monaco, il ne vaut mieux pas sortir de l’image glamour “casinos, voitures de luxe, famille princière passionnée par le cirque- ce qui est très peu classieux à mon avis, bref-”
L’auteur du “Monaco Politic Circus” l’apprendra à ses frais. Son site brutalement ferme, ou il traitait Albert II de “chef clown” -insulte horrible vous en conviendrez- lui vaudra peut être une condamnation a la prison ferme pour 6 mois.
Qu’on se le dise, on ne rigole pas a Monaco! En même temps, lorsqu’on voit que récemment, un jeune s’est fait condamner à 4 mois de prison, ferme toujours, pour avoir crié en public qu’il “niquait Sarkozy” etc…, les autorités monégasques n’ont aucune raison de se gêner!
Et la liberté d’expression dans tout cela? Eh regardez! On vient d’apercevoir Cécilia Sarkozy a Wolfeboro!
Dans une fulgurante interview au Sun, il nous fait part de son envie de ‘fermer Internet”, sous prétexte que les gens passent trop de temps a écrire sur leurs blogs. L’internet tue également la créativité. Il conclut son propos par la phrase suivante :
“Je pense que ce serait une expérience formidable de fermer tout l’Internet pendant cinq ans pour voir quelle sorte d’art les gens produiront pendant ce laps de temps”
Je propose que l’on envoie Elton John dans un sous marin russe au large du cercle polaire, et qu’on interdise ses daubes chansons pendant cinq ans pour voir ce qu’il en résulterait. L’Angleterre, ainsi que le reste de planète, il me semble, ne s’en sentirait pas plus mal.

Si ce n’est pas une raison suffisante, un petit rappel en image!!
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Je m’absente quelques jours, et entre temps, Cécilia Sarkozy- alias le diable s’habille chez Prada- sauve des infirmières bulgares des griffes lybiennes, pendant qu’en un temps record son mari fait gagner de l’argent a de respectables entreprises françaises comme Areva, et au lobby de l’armement. Cocorico donc, c’est une victoire diplomatique comme nous savons bien les faire et ou triomphent les valeurs des droits de l’Homme les petits arrangements avec les dictateurs, que de tout temps nous avons su propager a travers le monde. Manquerait plus que Pasqua dans le tableau pour le cote barbouze.
Le couple Sarkozy ce sont des résultats visibles et garantis. Les moyens, tant que l’argent rentre dans les caisses, qui s’en préoccupe…
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Pour les episodes precedents, entrez “Nocturne” dans le moteur de recherche.
L’Arche a ses propres lois. La ville est d’autant plus disposée à fermer les yeux qu’elle reçoit en échange un important pourcentage des gains. Elle replace également, à l’abri dans les banques de l’Arche, l’argent de chantages et de rackets.
Ses policiers corrompus trouvent dans la milice de l’Arche un excellent moyen de se recycler, et y perpétuent l’arbitraire. Les crimes y sont courants, les viols, les doigts arrachés pour s’approprier la puce de crédit, les meurtres presque jamais résolus. Et pourtant, malgré le danger, une foule mouvante s’y presse, pendant que les médias, fascinés par le macabre, tiennent les comptes.
Ils s’approchèrent de moi, deux agents, leurs armes de service se balançaient sur leurs hanches, inertes. Deux hommes. Je pris peur, je tentai de me lever mais l’un d’eux m’intima de rester où je me trouvais.
_ Identité, me fit l’autre, me fixant étrangement par les trous de son masque blanc, comme s’il me reconnaissait.
Je me forçais à respirer normalement, à remplir ma bouche de salive, à rendre mes gestes lents et surs. Ils ne devaient pas détecter de frayeur. Je présentai mon cou, et il sortit son scanner pour y lire le code d’authentification; presque immédiatement, les informations s’affichèrent sur l’écran. Je les connaissais par coeur : John Locke, photographie, 43 ans, 1m82, 76 kilos, IDM 456, résidence principale 1038 Landworth A, 15ème district. groupe sanguin, parents, emploi actuel, dernières dates de connexion au réseau, dernières transactions bancaires, etc…
Le policier gardait une main ferme appuyée sur mon épaule, pendant qu’il parcourait les données.
Je restais agenouillé dans une position peu confortable; mes mains se mirent à trembler un peu, l’attente était devenue insupportable. Je tentai de me dégager.
Instinctivement ils portèrent la main sur le côté, touchant les étuis noirs, un peu crispés.
_ Ne bougez pas, nous n’avons pas terminé, fit le plus grand, d’une voix très posée mais menaçante.
Je me demandais quelle utilité pouvait bien avoir ces contrôles. L’Arche pouvait théoriquement connaître l’identité de tous les visiteurs, ainsi que leurs déplacements, qui étaient enregistrés.
Il s’agissait sans doute d’intimidation. Malgré ces pensées rassurantes que je me ressassais, mes corps se raidit. Après quelques minutes, ils échangèrent quelques regards, puis se détournèrent brutalement, pour s’enfoncer dans le même couloir que j’avais emprunté plus tôt.
Je m’assis, ma tête tournait un peu. Le réel fit irruption, je repensai soudainement au dehors, au visage d’Andrea qui se tournait vers moi, a l’appartement vide que je m’apprêtais a rejoindre. Le décor tomba en lambeaux, et le froid s’insinua comme une épingle au plus profond des mes os.








